Le lobby du tabac a continué à influencer les députés. Par exemple, le président du Sénat a invité les députés à un diner le 29 novembre 2006 sponsorisé par British American Tobacco. La veille, un groupe de députés a diffusé une demande d’amendement du décret pour obtenir une dérogation à l’interdiction de fumer ne s’applique pas dans les cafés, bars, restaurants et discothèques arborant un signe distinctif comportant la mention “fumeurs”. Il utilise un mensonge comme argumentation « Si l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics est décidée, elle entraînera de facto la fermeture inévitable des cafés, bars, tabacs, restaurants et discothèques qui restent des lieux publics spécifiques qui accueillent traditionnellement et en nombre des fumeurs, dans un cadre pour eux, dit de convivialité. » C’est un mensonge. Les interdictions dans les autres pays n’ont jamais entrainé de fermeture. Ils veulent simplement empêcher la diminution de la consommation des cigarettes et par suite des revenus des cigarettiers. Au diable la vie et la santé des Français. Ils parlent de lieux de convivialité comme s’ils ne pouvaient en exister sans intoxication.
Cette résistance explique pourquoi il a fallu 15 ans pour obtenir l’application de la loi Evin en 2007 et 2008. Beaucoup reste à faire. Et ce temps perdu se compte en vies perdues. Il reste le tabagisme passif au domicile et dans les véhicules.



