Le summum de l’abject est lorsque des médecins acceptent de falsifier les résultats de leurs études pour minimiser les risques du tabagisme passif. Ainsi, le Professeur Ragnard Rylander qui était professeur de Santé publique et expert en tabagisme passif a été l’un des consultants les mieux payés de Philip Morris pendant 25 ans. Selon Gérard Dubois, il aurait touché 1 million de francs suisses en trois ans ; entre 1993 et 1996. Il a été payé pour minimiser les effets du tabagisme passif (lire le rapport d’enquête dans de la Faculté de Genève, le 6 septembre 2004). Il y en a eu beaucoup d’autres, pas encore tous identifiés, qui agissent de la même manière renonçant à leur probité pour de l’argent. Ce qui prouve définitivement que les industriels du tabac n’ignoraient pas les effets délétères du tabagisme passif. Philip Morris a payé des scientifiques pour qu’ils discréditent systématiquement tous les rapports officiels sur les effets toxiques du tabagisme passif.
Ces études falsifiées ont été utilisées par les complices des cigarettiers pour nier les effets du tabagisme passif mais aussi par des médecins naïfs au point où l’on oubliait d’intégrer le tabagisme passif dans de nouvelles études portant sur des cancers. Un article de Déborah E. Barnes qui posait légitimement la question sur les conclusions différentes des études sur le tabagisme passif. Les auteurs ont passé en revue 106 articles traitant des effets sur la santé du tabagisme passif et ayant été publiés entre 1980 et 1995, afin d’étudier pourquoi certains articles arrivent à des conclusions contraires à celles reconnues par le consensus scientifique. La conclusion de l’étude est sans ambiguïté : l’affiliation de leurs auteurs à l’industrie du tabac est le seul facteur qui distingue les articles qui présentaient des conclusions diamétralement opposées.


