Suite à une décision de justice aux États-Unis, les 40 millions de pages des documents secrets de l’industrie du tabac ont été rendus publics en 1998. Des millions de pages ont été détruits illégalement par l’industrie du tabac. Malgré cela, les révélations scandaleuses se succèdent. On découvre qu’ils agissent comme le crime organisé prêt à tout faire y compris illégalement, pour vendre leurs produits de mort responsables de millions de morts annuellement.
Le mensonge et le déni ont fait partie de leur stratégie criminelle. Ils ont nié pendant de longues années les manipulations pour augmenter la nicotine. Ils ont nié la toxicité du tabagisme jusqu’en 1997. Ils ont nié que la nicotine entraînait une dépendance alors que leurs chercheurs s’évertuaient à augmenter ses effets.
En 1983, British American Tobacco obtient par manipulation génétique du tabac transgénique (les premiers OGM !,) pour obtenir une augmentation des concentrations en nicotine dans leurs feuilles augmentant ainsi sa concentration par cigarette et par suite son pouvoir addictif.
Parallèlement, ils ont ajouté des saveurs agréables comme le chocolat, le menthol, la vanille pour masquer la toxicité et favoriser le tabagisme des jeunes.
Ils ont payé de nombreux acteurs à fumer dans les films populaires. Ils n’ont jamais cessé de soudoyer des politiciens, des scientifiques, des médecins et des journalistes.
Depuis les années 1980, le premier argument des cigarettiers contre les conséquences du tabagisme passif était qu’il existait d’autres polluants à l’intérieur des établissements et des maisons. Cet argument est toujours utilisé par les fumeurs eux-mêmes.
Des consultants scientifiques ont été recrutés dans le monde entier pour maintenir et amplifier la controverse sur les effets du tabagisme passif sur la santé publique. Ils ont supporté des études pour démontrer l’implication d’autres facteurs comme les prédispositions génétiques, le régime alimentaire et le stress qui pourraient diminuer l’implication du tabagisme passif dans le cancer du poumon. Philip Morris a dépensé plus de 7 millions de dollars pour impliquer le stress comme facteur de cancer. Les consultants devaient publier dans la presse scientifique, mais aussi dans les journaux. Sur les articles qui démontraient l’absence de l’implication du tabagisme passif, 75 % des auteurs étaient consultants de Philip Morris (Monique E. Muggli et al, 2001).
Ils devaient s’impliquer dans les conférences et les institutions internationales comme l’OMS et l’Agence Internationale de la recherche sur le cancer qui avaient conclu également au rôle carcinogène du tabagisme passif, pour diffuser les doutes sur le rôle du tabagisme passif.


