À côté de la publicité (c’est-à-dire de la visualisation et la valorisation des marques), la propagande valorise le comportement de fumer sans que le sujet ne réalise qu’il en est la cible. Il suffit de choisir un acteur (ou actrice) populaire auprès d’une population ciblée et de le (la) faire fumer dans des situations valorisantes. C’est simple et incroyablement efficace. Ainsi, il est possible, avec un matraquage permanent, d’induire et de banaliser des comportements aussi aberrants que comme celui d’inhaler des fumées comprenant des milliers de substances toxiques. Si la publicité par affiche est modérément combattue, il n’y a aucune action contre la publicité et propagande cigarettière diffusée à la télévision et au cinéma.
Elles sont tellement omniprésentes, que le commun des mortels ne se rend plus compte de leurs présences et par conséquent de leurs influences.
Comme il y a une différence entre la consommation de boissons qui correspond à un acte physiologique et l’acte de fumer qui ne correspond en rien à une nécessite physiologique, la propagande a besoin de banaliser ce comportement aberrant. Le conditionnement doit alors débuter précocement parce que plus il est acquis jeune plus il s’incruste insidieusement dans la mémoire et les comportements. L’industrie du tabac a facilité la vente de cigarettes en chocolat pour banaliser l’acte de porter une cigarette aux lèvres auprès des jeunes enfants. Par la suite, utilisant le pouvoir quasi hypnotique du cinéma et de la télévision, dans le monde entier, ils payent et ont payé grassement d’innombrables artistes populaires pour fumer dans les films destinés aux jeunes qui s’identifieront au héros (parfois plus de 500 000 dollars, comme pour Sylvester Stallone en 1983).
Lettre de Sylvester Stallone acceptant de recevoir 500 000 dollars pour utiliser les cigarettes de Brown et Williamson dans 5 de ces films.
Les méthodes de conditionnement sont variées, mais reposent sur des principes psychosociologiques bien établis scientifiquement et expérimentalement. Depuis plus de 70 ans, les cigarettiers ont investi toutes les maisons de production cinématographique et ont même créé les leurs. Ils sont présents dans les chaînes de décision à Hollywood. Ils décident ainsi du devenir d’un grand nombre de films en fonction de son pouvoir de propagande. Il est donc possible de voir constamment les marques de cigarettes à la télévision et au cinéma. Aucun producteur de cinéma ou de télévision n’est condamné lorsqu’il fait de la promotion cigarettière alors qu’en France il est interdit de faire de la propagande du tabagisme. En relais de la publicité par affichage, l’industrie du tabac a constamment utilisé ce média pour sa propagande. Depuis le début du cinéma, elle a constamment payé des producteurs, des réalisateurs, des scénaristes et des acteurs pour que ces derniers fument sur scène, dans les films puis lors des interviews.
Une étude a démontré que plus les individus, surtout jeunes, voient de scènes de tabagisme dans les films, plus leur consommation de cigarettes augmente. Malgré cette démonstration, les fumeurs conditionnés continueront à croire que c’est un acte de liberté de fumer. Les exemples de films de propagande pour le tabagisme sont innombrables. En voilà quelques-uns.

Sharon Stone est la représentante des droits de la femme en 2006. Elle est aussi Présidente de l’association de recherche sur le SIDA pour donner le change. Beaux rôles pour quelqu’un qui a accepté le paiement de l’industrie du tabac pour augmenter la maladie et la mort des femmes fumeuses et de leurs progénitures. Bien sûr dans son Basic Instinct 2, elle fume constamment aux moments les plus intenses et les plus sensuels. Il y a de marques de cigarettes visibles parce que le but n’est qu’augmenter la consommation globale. Le tabagisme qu’elle induit chez ses femmes tue plus que le SIDA. Aucun journaliste pour dénoncer cette manipulation criminelle…

Superman II
On les présente comme un super héros notamment après son accident de cheval. En fait, il participait à la plus grande manipulation amenant des jeunes à fumer détruisant ainsi leur qualité de vie et augmentant leur mortalité. Ils ont été payés 42 000 dollars pour participer à cette propagande.
Lettre d’accord pour présenter des scènes où l’on voit la marque Marlboro dans Superman II comme l’on voit sur cette photo. Pensez-vous toujours qu’ils ne ciblent pas les jeunes comme ils l’ont affirmé constamment?




