Le tabagisme passif est le fait d’inhaler la fumée de tabac dispersée dans l’air ambiant par un ou plusieurs fumeurs. Cette fumée provient de la combustion du tabac, du papier et des centaines d’additifs: 15 % seulement de la fumée d’une cigarette est inhalée par le fumeur (fumée principale). Le reste (fumée secondaire) qui contient les substances les plus toxiques est dispersé dans l’air ambiant qui est respiré par les autres personnes présentes.
La fumée de tabac contient plus de 4000 substances chimiques identifiées à ce jour dont environ 80 sont reconnues comme mutagènes (provoquant des mutations au plus profond de l’ADN) et par conséquent cancérogènes (entraînant des cancers) et tératogènes (entraînant des anomalies de développement du fœtus). Beaucoup de ces substances sont plus concentrées dans la fumée secondaire que dans la fumée principale.
Depuis les années 70, on accumule des preuves épidémiologiques, biochimiques, biologiques et physiopathologiques des effets toxiques du tabagisme passif. C’est en 1964 qu’un des premiers articles sur les effets toxiques du tabagisme passif est publié dans la revue Neoplasna. Il s’intitulait « Détermination du 3,4 benzopyréne dans l’atmosphère enfumée des salles de réunions et des restaurants ». Une contribution au problème de la nocivité du tabagisme passif. En 2009, sur les 140680 articles publiés et répertoriés sur le tabagisme, 5662 correspondaient au tabagisme passif dont 1719 concernaient les cancers, 1174 concernaient l’asthme et 533 étaient relatifs aux maladies cardiovasculaires.

Croissance exponentielle du nombre d’articles scientifiques sur les conséquences du tabagisme passif sur la mortalité et la morbidité.
Fort de cette masse critique de preuves scientifiques, en 1992 l’Agence de Protection de l’Environnement américaine (l’Environmental Protection Agency (EPA)) a classé officiellement le tabagisme passif parmi les substances carcinogènes pour les humains, alors que l’Europe vient juste de l’admettre. L’état français décide de se protéger en rédigeant la loi Evin en 1992, mais qui ne sera pas appliquée puisque ce n’était pas l’objet réel de celle-ci. Malgré cela, on entend des individus doutant publiquement de la réalité de la toxicité du tabagisme passif. Comme nous verrons plus loin, ils appartiennent à un front de désinformateurs pour une part subventionné par les cigarettiers et leurs complices qui tirent d’énormes bénéfices de la vente du tabac. Cette désinformation associée à la constante propagande des cigarettiers a réussi à maintenir la population dans l’ignorance de la réalité du tabagisme passif (voir l’affaire Rylander).


