Mécanismes de la toxicité des fumées
La cigarette est constituée d’un mélange de feuilles de tabac et de nombreux d’additifs pour augmenter par exemple les concentrations de nicotine dans le sang. Il est ajouté des parfums variés pour masquer la toxicité et attirer les jeunes fumeurs : chocolat, vanille, ou menthol. Tout ceci est entouré de papier avec ou sans filtre dans une jolie boîte reconnue par tous du fait d’une propagande permanente. La dernière trouvaille est d’ajouter des couleurs pour leur donner un aspect de bonbons.
Lorsqu’une cigarette est allumée, il y a deux grands phénomènes qui se produisent:
- Il y a une mise en suspension sous forme de gaz et sous forme particulaire de substances toxiques déjà présentes dans la cigarette comme la nicotine. Cette phase particulaire contient des particules extrêmement fines qui pénètrent dans le poumon profond et se retrouve dans le sang instantanément et par suite dans tous les tissus de l’organisme. Ces toxiques vont interagir immédiatement avec toutes les molécules et les cellules de l’organisme et provoquer les effets délétères immédiats et différés.
- Dans l’air, ces particules toxiques peuvent persister très longtemps. La rémanence et la toxicité potentielle dans une pièce peuvent atteindre plusieurs semaines notamment pour un asthmatique ou un allergique et évidemment pour un hypersensible chimique (on parle de fumées tertiaires).
- Il y a surtout la création de nouvelles substances toxiques sous l’effet de la combustion; on parle alors de néoformation ou de néosynthèse. Elle dépend essentiellement de la température qui est de l’ordre de 900° Celsius au bout de la cigarette.
L’émanation de ces toxiques va se faire selon 2 types de courants : primaire et secondaire. Le courant primaire est directement inhalé par le fumeur puis rejeté dans l’atmosphère (courant tertiaire). Le courant secondaire, qui se dégage spontanément entre 2 bouffées est respiré par l’entourage et par le fumeur (c’est pourquoi prétendre que l’on « avale » pas la fumée est une ineptie puisque tant que l’on n’arrête pas de respirer, le fumeur et l’enfumé inhalent les toxiques !). Ce courant secondaire est celui qui contient en plus grande quantité les toxiques. Il y a ainsi 8 fois plus de benzène, 50 fois plus de formaldéhyde, 2 fois plus de goudron et de 2 à 20 fois plus de benzo(a)pyrène qui est le plus puissant cancérogène !
Cette production est indépendante de la nature du tabac (cigarettes, cigares, pipes..). Il n’y a donc pas de réductions possibles avec des cigarettes “légères” dites light par les propagandistes. En fait, les cigarettes légères en nicotine entraînent une augmentation de la consommation et donc de la consommation des substances cancérogènes. Ces toxiques sont produits quelque soit la substance fumée. Des pétales de roses, d’Eucalyptus ou de cannabis produisent également les mêmes toxiques néoformés!
De même, le filtre, qui a été utilisé par les propagandistes est un attrape-nigaud parce qu’il ne limite que le courant primaire et n’a donc pas d’action mesurable sur la toxicité globale du tabagisme pour les fumeurs et les enfumés.
La fumée inhalée directement ou indirectement (passivement) contient de grandes quantités de toxiques pour les êtes vivants ; humains ou animaux. D’ailleurs, beaucoup d’animaux domestiques de fumeurs meurent prématurément.
Une étude a montré que les chiens avaient une augmentation de risque de mortalité de 60 % lorsqu’ils vivent dans une atmosphère enfumée. Un aspect particulier est l’augmentation du risque de cancers nasaux chez les chiens à long nez (Am J Epidemiol 1992; 135:234–9).
Les chats ont 3 fois plus de risque de lymphomes en vivant avec des fumeurs.
Là aussi, les associations de protection des animaux ont raté l’occasion de sensibiliser les populations. Est-ce parce que Brigitte Bardot a fait de la publicité pour les cigarettes qu’elle semble insensible au devenir des animaux enfumés?
Parmi les plus toxiques des 4000 substances identifiées, on retrouve les suivantes : les benzopyrénes, les dérivés nitrés, les amines aromatiques, l’ammoniaque, le dibenzacridine, les toluènes, les phénols, les nitrosamines, le formaldéhyde, le chlorure de vynile, le monoxyde de carbone, la nicotine, l’éthylène chloré, l’acide cyanhydrique, les radionucléides, l’acide lévulinique, l’acétone, la toluidine, la naphtylamine, l’anabasine, l’harmane, l’uréthane, la quinoléine, le fréon, la coumarine, les glycérols, les benzènes, l’arsenic, les métaux lourds comme le mercure et le plomb, le cadnium, le polonium 210 et les restes des pesticides et les insecticides comme le DDT.


