LES NON FUMEURS QUI DESIRENT NE PAS ETRE ENFUMES... DES AYATOLLAHS?

Entendre cela d'un fumeur à qui on demande de ne pas enfumer ses collègues de travail ou des enfants dans un endroit public ...mais quelle ironie, lorsqu'il s'agit aussi de personnalités (médecins, cancérologues, politiciens,...) qui ne fument pas voire même qui défendent l'application de la loi Evin et prétendent ne pas vouloir être des ayayollahs. Et l'on prend en exemple les Etats-Unis et tous s'accordent à dire que l'attitude des américains est excessive (pensée unique..?). "Qu'il est choquant de voir des personnes fumant en bas des immeubles quelque soit le temps..." Par contre, quels sont ceux qui ont une véritable compassion pour ceux et celles qui sont enfumés quotidiennement et pendant des années par des employeurs sans vergognes ou des collègues au détriment de leur santé et de leur progéniture et de leurs droits fondamentaux. Que veulent-ils ces défenseurs du maintien du tabagisme à l'intérieur des batiments, que l'on crée des endroits spécifiques pour fumeurs...

Comble de l'hypocrisie et de l'absurdité...Créer de tels endroits, c'est accepter que le tabagisme est normal et que cela n'est pas si dangereux ou qu'il s'agisse d'une liberté (tout en reconnaissant que le tabagisme est le fruit d'une propagande intelligente et parfaitement orchestrée!!). Alors pourquoi ne pas faire des endroits spécifiques pour les consommateurs de drogues dures et des salons pour les alcooliques ...

Peut-être sufffirait-il d'améliorer les conditions de vie professionnelle et instituer le droit à la libre expression au sein des entreprises françaises pour diminuer le tabagisme...

A force de faire de la démagogie, on ne fait rien. On laisse les situations s'envenimer et aboutir à cette situation dramatique où l'on fume toujours partout. An travail, dans les trains, dans les aéroports, dans les crèches, dans les écoles, au ministère de la santé, à l'assemblée nationale, dans tous (ou presque) restaurants, cafés, boîtes de nuit, dans tous les soirées publiques ou privées, dans tous les congrès même de médecine...et José Bové, pourfendeur de ceux qui contaminent notre nourriture, fume et enfume lors de ses émissions télévisées... , méprisant la loi et le respect des êtres humains dont il se fait le porte parole...

Nous avons connu cela avec la contamination du sang par le virus du SIDA; de nombreux de médecins étaient au courant mais il ne fallait rien dire et suivre le mouvement..celui qui parlait était un traitre, un emmerdeur, un psychorigide...un ayatollah

Nous avons connu cela avec l'amiante; de nombreux de médecins étaient au courant mais se contentaient de publier des articles scientifiques sans se donner la peine d'alerter l'opinion publique de crainte pour leur carrière...ou par l'habitude de se taire...

Nous avons connu cela avec la vache folle...ceux qui dénoncaient l'utilisation des farines animales il y plus de 10 ans exagéraient...c'était les ayatollahs de la bonne bouffe...

Sachez que les Ayatollah sont par définition "des personnages qui bénéficent d'un pouvoir considérable qu'il exerce de manière intransigeante et rétrograde" (Larousse). Or les non fumeurs qui combattent le tabagisme passif sont une poignée qui ose s'élever contre l'inertie politique et sociale. Que devant la banalisation et la propagande des cigarettiers (ceux qui possèdent des fortunes capablent de payer des millions de dollars les acteurs de cinema et qui même viennent de s'offrir un président des E.U en subventionnant sa compagne présidentielle...), le pouvoir de quelques associations, est symbolique et dérisoire. Rétrograde? Combattre le plus grand fléau actuel par le respect simple des droits de l'homme et à défaut de la loi (Evin) qui est le fondement (peut-on y croire encore?) de notre société dite démocratique?

Si parler vrai et sans détour...c'est être un ayatollah ...alors nous assumons..mais il faudrait alors changer la définition du Larousse!

Dr Jean-Jacques HOSSELET